NVIDIA et Arm sont parvenus à un accord mais l’accord est loin d’être finalisé selon des rapports récents. Les inquiétudes ne sont pas seulement soulevées par d’autres dans les régulateurs de l’industrie. Bien que les opinions de ces régulateurs auront probablement le plus de poids. Le gouvernement britannique et les parties prenantes de l’industrie ont également exprimé des inquiétudes quant à la prise de contrôle potentielle.

Quelles sont les préoccupations dans cet accord entre Arm et NVIDIA ?

Il existe en fait trois catégories distinctes en ce qui concerne les préoccupations exprimées concernant le rachat d’Arm par NVIDIA. Mais chacun de ceux-ci découle de la position d’Arm dans les secteurs de la téléphonie mobile et de la technologie. À savoir, Arm est une société de conception de puces utilisée par presque tous les fabricants de smartphones de la planète. Cela vaut même lorsque les puces sont fabriquées par Qualcomm, Huawei ou Samsung. La société compte plus de 500 licenciés dans l’industrie technologique.

La principale source d’agitation est donc la possibilité que NVIDIA dégrade la position neutre d’Arm.

Certains des plus grands titulaires de licence d’Arm, par exemple, opèrent depuis la Chine. NVIDIA est une société américaine. Ainsi, sa prise de contrôle d’Arm déclenche la sonnette d’alarme pour ce segment de l’industrie. D’autant plus que les États-Unis et la Chine sont actuellement impliqués dans une guerre commerciale qui a stimulé ou aggravé la disponibilité des composants pour Huawei, ZTE et d’autres. Même les applications n’ont pas évité cette mêlée.

Coïncidant avec cette préoccupation, les régulateurs de l’industrie et le gouvernement britannique ont exprimé leur inquiétude quant au fait que NVIDIA pourrait déplacer ses opérations hors du Royaume-Uni. Arm est l’une des plus grandes entreprises du Royaume-Uni, dont le siège est à Cambridge.

La réponse de NVIDIA est prête mais ne s’appuie sur rien de concret

NVIDIA n’a pas encore répondu aux préoccupations dans son accord avec Arm. Ou du moins pas de manière juridiquement contraignante. Le co-fondateur d’Arm, Herman Hauser, cherche à changer cela.

M. Hauser espère convaincre le Premier ministre Boris Johnson de poser des conditions à la vente. Plus précisément, il s’agirait de conditions centrées sur les problèmes potentiels mentionnés ci-dessus. Mais aussi des conditions centrées sur le fait qu’une partie de la clientèle d’Arm est directement en concurrence avec NVIDIA.

Pour sa part, NVIDIA, le PDG Jensen Huang affirme que rien ne changera chez Arm en termes de juridiction. La société prévoit non seulement de tout garder au Royaume-Uni. Mais aussi pour faire grandir l’entreprise. Y compris la création d’un laboratoire d’IA de classe mondiale à Cambridge. Le centre serait conçu pour attirer les meilleurs talents informatiques du monde et abriterait certains des superordinateurs les plus puissants de la région.

NVIDIA note également qu’il est disposé à travailler avec le gouvernement britannique pour que l’accord fonctionne. Mais cela n’a pas encore avancé. Cela peut donc prendre un certain temps pour que l’accord soit finalisé, s’il l’est du tout.

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