Un procès alléguant qu’Uber sous-paie systématiquement ses chauffeurs se dirige maintenant vers le procès après avoir obtenu le statut de recours collectif plus tôt cette semaine. Le litige initial a été déposé au début de 2017 et a affirmé que la startup violait son accord de services technologiques signé avec Martin Dulberg et de nombreux autres conducteurs en décembre 2015 en ne leur payant pas ce qu’ils avaient convenu, soit 80% de chaque tarif. Entre-temps, plus de 9000 chauffeurs Uber existants et anciens ont rejeté la possibilité d’arbitrage et ont maintenant été autorisés à unir leurs forces dans le cadre d’un recours collectif contre la société, l’affaire étant certifiée comme telle mercredi par le juge de district américain William Haskell Alsup, le même qui a présidé le conflit juridique récemment conclu entre Uber et Waymo d’Alphabet et qui était le président du litige Oracles contre Google pour l’utilisation par ce dernier de certaines API Java dans Android.

Le procès devant le tribunal de district américain de San Francisco pour le district nord de la Californie devrait commencer le 29 octobre. Les nombreux cas présumés de raccourcis cités par les plaignants vont d’Uber versant 70% à environ 79% de leurs tarifs, mais omettant systématiquement de payer l’intégralité des 80% prescrits par son accord de services technologiques qui sert de base pour devenir un pilote Uber. Le fournisseur de services de covoiturage n’a pas encore commenté le développement à titre officiel, mais la société aurait eu un problème similaire avec certains de ses chauffeurs de New York ces dernières années, les ayant accidentellement sous-payés de dizaines de millions de dollars au total sur période de deux ans et demi.

Il est peu probable que l’affaire soit un problème majeur pour Uber qui traverse maintenant une année extrêmement chaotique qui a conduit au départ de son PDG Travis Kalanick et a vu la société impliquée dans une grande variété d’affrontements avec des rivaux et des régulateurs du monde entier. Le successeur de M. Kalanick, Dara Khosrowshahi, est donc en tournée d’excuses depuis qu’il a repris la startup en août dernier. Uber cherche actuellement à continuer de réparer son image publique tout en ciblant une introduction en bourse en 2019 et pourrait devenir rentable en 2021, selon les récentes déclarations de M. Khosrowsahi.

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